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Manu Dibango
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Manu Dibango

Born 12 Dec 1933 in Douala, CameroonDied 24 Mar 2020aged 8621 credits

Emmanuel N'Djoké "Manu" Dibango (12 December 1933 – 24 March 2020) was a Cameroonian musician and songwriter who played saxophone and vibraphone. He developed a musical style fusing jazz, funk, and traditional Cameroonian music. His father was a member of the Yabassi ethnic group, while his mother was a Duala. He was best known for his 1972 single "Soul Makossa". He died from COVID-19 on 24 March 2020. Emmanuel "Manu" Dibango was born in Douala, Cameroon in 1933. His father, Michel Manfred N'Djoké Dibango, was a civil servant. Son of a farmer, he met his wife travelling by pirogue to her residence, Douala. Emmanuel's mother was a fashion designer, running her own small business. Both her ethnic group, the Douala, and his, the Yabassi, viewed this union of different ethnic groups with some disdain. Dibango had only a stepbrother from his father's previous marriage, who was four years older than him. In Cameroon, one's ethnicity is dictated by one's father, though Dibango wrote in his autobiography, Three Kilos of Coffee, that he had "never been able to identify completely with either of [his] parents". Dibango's uncle was the leader of his extended family. Upon his death, Dibango's father refused to take over, as he never fully initiated his son into the Yabassi's customs. Throughout his childhood, Dibango slowly forgot the Yabassi language in favour of the Douala. However, his family did live in the Yabassi encampment on the Yabassi plateau, close to the Wouri River in central Douala. While a child, Dibango attended Protestant church every night for religious education, or nkouaida. He enjoyed studying music there, and reportedly was a fast learner. In 1941, after being educated at his village school, Dibango was accepted into a colonial school, near his home, where he learned French. He admired the teacher, whom he described as "an extraordinary draftsman and painter". In 1944, French president Charles de Gaulle chose this school to perform the welcoming ceremonies upon his arrival in Cameroon. In 1949, at age 15, Dibango was sent to college in Saint-Calais, France. After that he attended the lycée de Chartres where he learned the piano. He was a member of the seminal Congolese rumba group African Jazz and has collaborated with many other musicians, including Fania All Stars, Fela Kuti, Herbie Hancock, Bill Laswell, Bernie Worrell, Ladysmith Black Mambazo, King Sunny Adé, Don Cherry, and Sly and Robbie. He achieved a considerable following in the UK with a disco hit called "Big Blow", originally released in 1976 and re-mixed as a 12″ single in 1978 on Island Records. In 1998, he recorded the album CubAfrica with Cuban artist Eliades Ochoa. At the 16th Annual Grammy Awards in 1974, he was nominated in the categories Best R&B Instrumental Performance and Best Instrumental Composition for "Soul Makossa". The lyrics of the song "Soul Makossa" on the record of the same name contain the word "makossa", which refers to a style of Cameroonian urban music and means "(I) dance" in Dibango's native tongue, the Cameroonian language Duala. The song has influenced popular music hits, including Kool and the Gang's "Jungle Boogie". Source: Article "Manu Dibango" from Wikipedia in English, licensed under CC-BY-SA 3.0.

Manu Dibango, surnommé Papa Groove, est un saxophoniste et chanteur camerounais de world jazz né le 12 décembre 1933 à Douala (Cameroun) et mort le 24 mars 2020 à Melun (France). Manu Dibango naît à Douala de parents protestants; Michel Manfred N'Djoké Dibango, son père, est fonctionnaire et issu de l'ethnie Yabassi et sa mère, couturière à la maison, appartient à l'ethnie douala. C'est dans la chorale du temple, où sa mère est occasionnellement professeur, qu'il est initié au chant, tandis que le gramophone parental lui fait découvrir surtout la musique française, américaine et cubaine amenée par les marins de ces pays débarquant dans le port de Douala avec leurs disques. Sa scolarité commence par l'école du village et se poursuit à «l'école des blanc », où il obtient son certificat d'études. Son père l'envoie poursuivre ses études en France. Au printemps 1949, il débarque à Marseille, où il est accueilli par son «correspondant» M. Chevallier, sévère instituteur de Saint-Calais. C'est dans la famille d'accueil de cette commune de Sarthe qu'il passe son adolescence et découvre la culture française. Son autobiographie Trois kilos de café rappelle qu'il est arrivé avec dans son sac 3 kilos de café, denrée rare et chère à cette époque, pour payer ses premiers mois de pension. Ensuite, étudiant à Chartres, puis à Château-Thierry au début des années 1950, il y découvre le jazz, joue de la mandoline et y apprend le piano. Lors d'un séjour dans un centre de colonie réservé aux enfants camerounais résidents en France à Saint-Hilaire-du-Harcouët, il découvre le saxophone emprunté à son ami Moyébé Ndédi et y rencontre Francis Bebey. Ce dernier lui apprend les bases du jazz et ils forment un petit groupe jouant de cette musique; mais c'est à Reims, où il prépare le baccalauréat philo, qu'il s'initie au saxophone et commence à se produire dans les «boîtes» et les bals de campagne, au grand dam de son père, qui lui coupe les vivres en 1956, lorsqu'il échoue à la seconde partie du brevet. Différents contrats le mènent à la fin de l'année 1956 en Belgique, où il joue dans des orchestres dans des clubs privés, des cabarets: à Bruxelles, où il fait la connaissance d'une artiste peintre et mannequin (Marie-Josée dite Coco qu'il épouse en 1957), à Anvers et à Charleroi, où son jazz s'africanise au contact du milieu congolais dans l'ambiance de l'accession du Congo belge à l'indépendance en 1960. Il est notamment chef d'orchestre dans la boîte bruxelloise les Anges Noirs, que les politiciens et intellectuels congolais, en pleine négociation pour l'indépendance de leur pays, fréquentent. C'est là qu'il rencontre le Grand Kallé, qui l'engage dans son orchestre. Ils enregistrent plusieurs disques, qui remportent le succès en Afrique (notamment Indépendance Cha Cha au Congo Léopoldville) et font une tournée au Congo Léopoldville en août 1961. Le couple Dibango prend parallèlement en gérance l’Afro-Negro à Léopoldville, où Manu lance le twist en 1962 avec le titre Twist A Léo. En 1963, à la demande de son père, il ouvre son propre club au Cameroun, le Tam Tam, qui se révèle un échec financier à cause du couvre-feu imposé pendant la guerre civile, si bien qu'il revient en France en 1965. ... Source: Article "Manu Dibango" de Wikipédia en français, soumis à la licence CC-BY-SA 3.0.